- Mardi 27 octobre
- Mercredi 28 octobre
- Jeudi 29 octobre
Mardi 27 octobre
15:00
Accueil des participant(e)s
17:00
Soirée brise-glace
Centre agroalimentaire L’Ouvrage
Cette soirée sera le moment idéal pour échanger avec les membres de notre belle communauté géomatique, tout en profitant d’une animation qui vous permettra de déguster les produits de la Distillerie Mariana.
La soirée se déroulera dans les locaux de la Distillerie Mariana au Centre agroalimentaire L’Ouvrage (280, rue Saint-Georges, Trois-Rivières) : https://distilleriemariana.com/nous-joindre/
Prenez note que la capacité de la salle est limitée à 120 personnes. Arrivez tôt!
Mercredi 28 octobre
08:45
Discours d’ouverture
Salle XEOS Imagerie
Détails à venir
09:00
Conférence d’ouverture – Au-delà de la carte : comment la géomatique façonne le territoire et l’habiter face aux risques systémiques
Yannick HémondSalle XEOS Imagerie
Inondations, feux de forêt, chaleur extrême, fumée : les aléas ne se succèdent plus, ils s’enchaînent et se répondent. Face à ces risques systémiques, la géomatique n’a jamais été aussi puissante, avec ses jumeaux numériques, son intelligence artificielle, ses drones et ses nouvelles cartes de zones inondables. Mais tout cela, pour quoi faire, et pour qui?
Cette conférence d’ouverture invite à regarder au-delà de la carte. Chaque nouvelle technique, chaque donnée, chaque modèle, chaque limite tracée oriente des décisions qui transforment le territoire et la manière dont on l’habite. Bien connaître le territoire exige de croiser la mesure et les savoirs de celles et ceux qui y vivent. Bien le représenter suppose de rendre l’incertitude lisible.
À partir d’événements récents au Québec, la conférence plaide pour une géomatique tournée vers la décision et construite avec ses utilisateurs, parce que l’outil n’est jamais une fin en soi, mais un moyen pour mieux habiter nos territoires.
Présentateur : Yannick Hémond
Yannick Hémond : Professeur et directeur du Département de géographie de l’UQAM, Yannick Hémond a contribué à la création des programmes de deuxième cycle en résilience, risques et catastrophes et les a dirigés pendant 6 ans. Conseiller scientifique municipal en chef externe de la Ville de Pincourt et membre du comité scientifique de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire, il contribue à rapprocher expertise scientifique et décision publique. Ses intérêts de recherche couvrent les concepts de l’habiter, de la créativité, de la résolution de problème complexe et de l’improvisation. Le but étant de (ré)apprendre à mieux habiter nos territoires avec pour objectif de développer des outils pour accompagner les gestionnaires dans la prise de décision complexe et l’évaluation de leur capacité à fonctionner dans un environnement fluctuent.
10:30
Conférence de XEOS Imagerie – Partenaire Platine – La cartographie par IA, bien au-delà d’une simple cartographie.
XEOS ImagerieSalle XEOS Imagerie
L’IA permet maintenant de créer de l’information cartographique 2D et 3D qui dépasse la simple cartographie. Voyez les dernières avancées technologiques qui révolutionnent la façon de gérer les villes, les réseaux électriques, la sécurité civile, etc.
Présentateur : Tony St-Pierre, Président de XEOS Imagerie inc.
Tony St-Pierre : M. St-Pierre est ingénieur forestier et géomètre spécialisé en photogrammétrie. Il cumule 34 années d’expérience en relevés aériens photo et lidar et en recherche et développement. Il est président et l’un des fondateurs de XEOS Imagerie.
M. St-Pierre est passionné par le développement des nouvelles technologies. Il a piloté différents projets de R&D tout au long de sa carrière. Il a bâti autour de lui une solide équipe de développement en intelligence artificielle qui fait en sorte que XEOS Imagerie est l’une des entreprises les plus avancées au monde dans le domaine de la cartographie par intelligence artificielle à partir de Lidar avec des brevets au Canada, en Europe, au Royaume-Uni et des brevets en instance aux États-Unis et en Australie.
11:15
Portail de gestion des matières résiduelles
MRC Brome-MissiquoiSalle MRNF
Le portail cartographique GMR de la MRC Brome-Missisquoi est un outil web de cartographie interactive qui regroupe les données territoriales, les formulaires et les suivis opérationnels dans un même environnement. Développé avec des technologies géomatiques ouvertes telles que Leaflet et PostGIS, il permet aux municipalités et aux partenaires de consulter des couches d’information, d’interroger les objets cartographiques, de rechercher des adresses, de filtrer les données, d’ouvrir des tables attributaires et d’exporter certains résultats.
Le portail utilise notamment les services d’Adresse Québec pour faciliter la localisation des requêtes citoyennes. Les données sont structurées dans PostGIS afin de rattacher les demandes, interventions, inspections, photos et documents à des entités géographiques précises.
Selon les droits accordés, les utilisateurs peuvent ajouter ou modifier des informations directement sur la carte, documenter des situations comme des fermetures de rues ou des secteurs problématiques, et suivre l’évolution des dossiers.
En somme, le portail combine cartographie web, données spatiales, API, formulaires et collaboration pour relier les besoins citoyens aux interventions sur le territoire.
Présentateurs : Pier-Philippe Labrie, chef de service Géomatique et SIG et Jade Lacoursière, conseillère en gestion des matières résiduelles
Pier-Philippe Labrie : Chef du service Géomatique et SIG à la MRC Brome-Missisquoi, Pier-Philippe conçoit des applications cartographiques municipales combinant données géospatiales, outils SIG et besoins opérationnels du territoire. À l’aide de technologies « open source », il rend la donnée géographique plus accessible, utile et intégrée aux processus municipaux. Il présente l’expérience de la MRC Brome-Missisquoi dans la création d’un portail cartographique de gestion des matières résiduelles reliant citoyens, équipes terrain et partenaires municipaux.
Jade Lacoursière : Jade Lacoursière est conseillère en gestion des matières résiduelles à la MRC Brome-Missisquoi, a contribué au développement du portail GMR, en assurant le lien entre les besoins opérationnels et les réalités du terrain. Son travail s’est notamment appuyé sur une compréhension des enjeux propres à la MRC, aux municipalités et aux transporteurs, afin de favoriser une solution concrète et adaptée aux différents utilisateurs. Dans cette présentation, elle vient partager la vision, les enjeux et les besoins qui ont mené à la mise en place de cet outil.
Repenser la première ligne au CISSS de l’Outaouais: quand l’analyse spatiale rencontre le design de service
École de technologie supérieure (ETS)Salle Mékinac
La mise en place progressive de l’indicateur 12 par Santé Québec (2025-2028) invite les établissements de santé de la Province à repenser leur offre de service en fonction de portraits de santé de leur territoire. Si les données géospatiales sont au cœur de la démarche d’états des lieux de l’offre de soin et de compréhension des réalités territoriales, elles ouvrent également la porte à une réflexion de plus long terme sur l’intrication entre territoire, expériences vécues et services de première ligne.
Cette communication présentera la démarche de recherche entamée par le Centre intégré de Santé et de Services Sociaux de l’Outaouais (CISSSO) en collaboration avec l’École de technologie supérieure (ÉTS) afin mettre les données géospatiales au service de la recherche en design. L’objectif : coconstruire des indicateurs et des scénarios innovants mêlant analyse spatiale et design de services afin d’imaginer la première ligne de demain.
Présentateurs : Franklin Tchewa Mboudje, étudiant de maîtrise, Angélique Montuwy, Professeure et Lorenz Herfurth, Professeur, École de technologie supérieure (ETS)
Angélique Montuwy : Angélique Montuwy est professeure agrégée affiliée aux départements de design et de génie de l’environnement à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Elle est également professeure associée au département des sciences géomatiques de l’Université Laval. Ses travaux portent sur les SIG 3D, la géovisualisation centrée utilisateur et l’accessibilité de l’information géographique pour les personnes non-expertes.
Océan REPER: quand le génie et le design s’unissent pour l’hydrospatial
Université Laval et École de technologie supérieure (ÉTS)Salle Bécancour
L’accès aux données hydrospatiales évolue rapidement grâce à l’arrivée de capteurs plus compacts, plus performants et plus abordables. Cette évolution ouvre la porte à de nouvelles façons d’explorer les environnements marins, particulièrement là où les navires hydrographiques classiques montrent leurs limites : zones peu profondes, secteurs confinés, lacs ou infrastructures maritimes.
C’est dans cette perspective qu’est né Ocean REPER, un drone de surface autonome conçu pour rendre l’acquisition de données hydrographiques plus accessible, flexible et adaptable. Développée à l’origine à l’Université Laval en collaboration avec Groupe Océan, la première version de la plateforme a évolué vers un système consolidé : Ocean REPER v2.
Cette nouvelle génération combine ingénierie, design et approche ouverte pour proposer une plateforme modulaire capable d’accueillir différents capteurs selon les besoins des utilisateurs. La refonte de la structure, l’optimisation énergétique et la création d’une documentation complète permettent aujourd’hui de reproduire, modifier et faire évoluer le système avec un minimum d’équipements spécialisés.
Les essais réalisés en milieux réels démontrent le potentiel d’Ocean REPER v2 pour les levés bathymétriques en environnements complexes. Plus qu’un drone, Ocean REPER devient une plateforme d’innovation qui rapproche la technologie hydrospatiale des chercheurs, étudiants et utilisateurs terrain.
Présentateurs : Willian Ney Cassol, ing., Ph.D et Chaima Saoudi, Université Laval, Angélique Montuwy, CPI, Ph.D., École de technologie supérieure (ÉTS)
Angélique Montuwy : Angélique Montuwy est professeure agrégée affiliée aux départements de design et de génie de l’environnement à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Elle est également professeure associée au département des sciences géomatiques de l’Université Laval. Ses travaux portent sur les SIG 3D, la géovisualisation centrée utilisateur et l’accessibilité de l’information géographique pour les personnes non-expertes.
11:40
Indices de priorisation socioéconomique et de sécurité civile pour la gestion des risques d’incidents maritimes
Ministère de la Sécurité intérieureSalle MRNF
La gestion des risques d’incidents maritimes exige une lecture rapide et intégrée des sensibilités du territoire, notamment celles liées aux communautés riveraines, aux infrastructures critiques et aux activités côtières. Toutefois, la quantité, la diversité et l’hétérogénéité des données disponibles compliquent l’identification de secteurs prioritaires dans un contexte opérationnel.
Ce projet visait à développer des indices de priorisation socioéconomique et de sécurité civile afin de soutenir la prise de décision lors d’incidents maritimes, ainsi qu’en phase de planification. Utilisant des technologies libres et gratuites, ces indices peuvent dorénavant être générés à la volée pour une zone touchée par un incident maritime, ou en planification, et adaptés selon différents découpages territoriaux.
La présentation portera sur les choix technologiques, l’intégration des données géospatiales, la composition des indices, le calcul des scores et des exemples d’application sur le territoire fluvial et maritime du Québec méridional. Ces travaux montrent comment la géomatique peut contribuer concrètement à structurer l’information territoriale, à comparer les sensibilités relatives et à appuyer une gestion intégrée plus efficace des risques d’incidents maritimes.
Présentateurs : Mathieu Ouellette, conseiller en géomatique et Louis Noël-Brindle, technicien en géomatique, Ministère de la Sécurité intérieure (MSI), Centre d’expertise en gestion des risques d’incidents maritimes
Mathieu Ouellette : Détenteur d’un baccalauréat en géographie environnementale et d’une attestation d’études collégiales en informatique, Mathieu Ouellette travaille dans le domaine de la géomatique depuis 15 ans. Il occupe un emploi de conseiller en géomatique au Centre d’expertise en gestion des risques d’incidents maritimes (CEGRIM) depuis 2021.
Comprendre les erreurs humaines en arpentage: une approche centrée sur le design
École de technologie supérieure (ÉTS)Salle Mékinac
Gestion de l’instrumentation, déplacements sur le terrain, improvisation face aux aléas, communication avec les arpenteurs-géomètres : les activités du technicien / de la technicienne en arpentage sont centrales dans le bon fonctionnement de la chaîne de valeur foncière au Québec. Pourtant, ce quotidien est peu connu du grand public et peu étudié par la recherche académique. En particulier, la charge cognitive liée à la concurrence de ces diverses activités est peu documentée et ses conséquences sur l’erreur humaine mal anticipée.
Cette communication présente le travail de Léna Devèze, étudiante au DESS en design et entreprenariat à l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS) et à l’École de design de Nantes (EDNA, France). Elle s’intéresse à mieux comprendre les activités du technicien / de la technicienne en arpentage au Québec pour développer des propositions de design tenant compte de l’humain, de la technologie et de l’environnement de travail afin de réduire la charge cognitive de ces professionnels. Son objectif : contribuer à limiter les erreurs liées à la collecte et à l’interprétation des données terrain et leurs conséquences souvent couteuses.
Présentatrices : Léna Devèze, étudiante, Angélique Montuwy, professeure, École de technologie supérieure (ÉTS)
Angélique Montuwy : Angélique Montuwy est professeure agrégée affiliée aux départements de design et de génie de l’environnement à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Elle est également professeure associée au département des sciences géomatiques de l’Université Laval. Ses travaux portent sur les SIG 3D, la géovisualisation centrée utilisateur et l’accessibilité de l’information géographique pour les personnes non-expertes.
Développement d’un système d’aide à la décision spatiale afin d’optimiser le potentiel de la matière organique du sol des terres cultivables du Québec
Université de SherbrookeSalle Bécancour
La dégradation des sols agricoles québécois compromet la sécurité alimentaire et la séquestration du carbone nécessaire à l’atténuation climatique. Un système d’aide à la décision spatiale a été développé afin d’optimiser la matière organique du sol (MOS) à l’échelle de la parcelle. Le système intègre des données satellitaires, des projections climatiques, des observations météorologiques, des données pédologiques et des données agricoles au sein d’une infrastructure interopérable, conforme aux standards de l’industrie. Il incorpore également des modèles prédictifs afin de produire des projections agronomiques sur le potentiel de la MOS à l’échelle parcellaire. L’architecture modulaire du système comprend huit microservices conteneurisés et 100 % ouverts : un pipeline ETL (Extraction, Transformation, Chargement) géospatial, une base de données PostGIS/DuckDB, quatre APIs REST standardisées, un assistant conversationnel basé sur l’IA et une interface utilisateur, tous appliqués à un contexte d’agriculture de précision. Les données et les outils sont exposés de manière accessible dans une interface simple, permettant aux utilisateurs du système d’obtenir des recommandations personnalisées à l’échelle parcellaire sans expertise SIG.
Présentateurs : Jérémie Durand, Étudiant à la maîtrise, Yacine Bouroubi, Professeur au département de géomatique appliquée, Université de Sherbrooke
Jérémie Durand : Jérémie Durand est étudiant au doctorat en télédétection à l’Université de Sherbrooke. Ses travaux portent sur le développement de systèmes d’aide à la décision et d’architectures serveur modernes et interopérables, mettant l’accent sur l’intégration de données spatiales, la télédétection, l’agriculture numérique et les services web géospatiaux.
13:30
Vitrine partenaire – Isogeo – Votre catalogue devient votre assistant IA géospatial : cartes et analyses à la demande
IsogeoSalle Nicolet
Obtenir cartes et analyses à partir de vos propres données géospatiales, simplement en posant une question ? C’est ce que permet Geoprompt, l’assistant IA géospatial de la solution Isogeo. Il consulte les métadonnées de votre catalogue, réalise les traitements et applique les méthodes validées par vos géomaticiens. Résultat : des livrables fiables et prêts à l’emploi pour toute l’organisation.
Au programme : démonstration du module, retours d’expérience de bêta-testeurs et réflexion sur l’évolution du métier de géomaticien.
Présentatrices : Imen Ghalim, Consultante expérience client et Melody Rosdahl, Responsable du développement des affaires
Imen Ghalim : Diplômée en géographie et en géomatique, avec une spécialisation en management de projets géomatiques, Imen Ghalim développe son expertise dans la gestion et la gouvernance des données géospatiales. Elle rejoint Isogeo en 2026 en tant que consultante expérience client, où elle accompagne les organisations dans leurs projets de catalogage, de valorisation et de gouvernance des données géospatiales. Son expérience l’amène notamment à travailler avec des grands comptes, des organisations internationales et des acteurs du secteur de la défense, en France comme à l’international. Elle intervient également sur des problématiques d’analyse des besoins, de déploiement et d’adoption des solutions GIS.
Melody Rosdahl : Géographe spécialisée en SIG et en télédétection, Melody Rosdahl a travaillé comme géomaticienne pour des universités, des ONG et l’Agence spatiale européenne, avant de rejoindre la distribution de logiciels géomatiques. Responsable du développement des affaires chez Isogeo, elle accompagne les organismes publics québécois et français dans la valorisation de leurs données géospatiales.
L’hydrographie du Québec à haute résolution: avancées récentes et cas d’utilisation
Ministère des Ressources naturelles et des ForêtsSalle MRNF
La Géobase du réseau hydrographique du Québec à haute résolution (GRHQ-HR) poursuit son déploiement sur le territoire québécois grâce à l’ajout progressif de nouvelles unités de découpage hydrographique (UDH). En parallèle, les méthodes de production continuent d’évoluer afin d’améliorer la qualité, la cohérence et la fiabilité des données. Cette conférence présentera les principales avancées réalisées au cours de la dernière année ainsi qu’un retour sur les commentaires et besoins exprimés par les utilisateurs.
Un cas concret d’utilisation permettra également d’illustrer le potentiel de ce nouveau référentiel géospatial. Conçue pour représenter avec précision le réseau hydrographique et son fonctionnement, la GRHQ-HR constitue un outil stratégique pour de nombreux domaines d’intervention. Elle appuie notamment la cartographie des zones inondables, l’aménagement du territoire, la planification des infrastructures, la gestion des ressources en eau, la conservation des écosystèmes aquatiques et l’adaptation aux changements climatiques.
Que vous soyez gestionnaire, analyste, professionnel du milieu municipal ou utilisateur de données géospatiales, cette présentation vous permettra de mieux comprendre comment la GRHQ-HR peut soutenir vos analyses et contribuer à des décisions mieux éclairées sur le territoire québécois.
Présentateurs : Mario Mayer (Chargé de produit) et Jean-François Bourdon (Analyste en télédétection), Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
Mario Mayer : Mario Mayer est chargé de produit à la Direction de la référence géographique du Québec (DRGQ) du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF). Il œuvre en géomatique depuis près de 15 ans, dont 13 ans au MRNF. Il travaille sur la Géobase du réseau hydrographique du Québec (GRHQ) depuis 2013 et est aujourd’hui responsable de sa production ainsi que de celle de la Géobase du réseau hydrographique du Québec à haute résolution (GRHQ-HR).
Jean-François Bourdon : Travaillant à la Direction des inventaires forestiers du ministère des Ressources naturelles et des Forêts depuis 2017, Jean-François Bourdon participe principalement au développement de nouveaux produits dérivés du lidar qui permettent de répondre à des besoins d’aménagement forestier. La plupart de ces travaux étant effectués en collaboration avec des équipes de recherche externes, une part importante de ses tâches consiste à opérationnaliser les résultats de recherche à l’échelle du Québec.
Atelier de dronautique – Réglementation des drones (RAC section IX) et nouvelle réglementation de Transport Canada.
Salle Mékinac
L’animation sera effectuée par Sylvain Bourque, Inspecteur de la sécurité de l’aviation civile, Transports Canada Groupe de travail sur les SATP – Équipe opérations de vol – Centre d’Expertise des SATP (CES).
Jumeau numérique de l’UTVB : quand l’arpentage, la numérisation 3D et le web transforment la gestion des infrastructures
Ville de MontréalSalle Bécancour
La réalisation du jumeau numérique du bâtiment des boues de l’Usine de traitement des eaux usées Jean-R.-Marcotte (UTVB) de la Ville de Montréal représente un projet d’envergure combinant arpentage de haute précision, numérisation 3D et gestion de données géospatiales. Échelonné sur près d’un an, le projet repose sur une approche évolutive où les espaces sont numérisés, traités et publiés sur le web en continu, permettant aux intervenants d’accéder rapidement à l’information la plus récente.
Cette conférence présentera les défis techniques rencontrés, la méthodologie de géoréférencement mise en place et les bénéfices concrets d’application web collaborative permettant de visualiser, d’exploiter, d’extraire, d’enrichir et de partager les données dans un environnement unique. Dans un contexte de relevé à grande échelle, le défi concernant le transfert volumineux sera également abordé, en lien avec l’accès à l’information, les contraintes de diffusion des données et les besoins grandissants entre les équipes d’arpentage, d’ingénierie, d’architecture et de gestion des actifs.
Présentateur : Dominic Gagnon, a.-g., Ville de Montréal
Dominic Gagnon : Dominic Gagnon est arpenteur-géomètre à la Ville de Montréal. Il œuvre principalement dans les domaines de l’arpentage appliqué aux infrastructures municipales, de la géomatique, de la numérisation 3D et de l’intégration des technologies numériques aux processus de gestion d’actifs. Au cours des dernières années, il a participé à plusieurs projets innovants liés à l’acquisition de données spatiales, à la modélisation 3D et au développement de jumeaux numériques permettant d’améliorer la planification, le suivi et la gestion des infrastructures urbaines.
14:00
Vitrine partenaire – K2 Geospatial – JMap Cloud : tour d’horizon des nouvelles fonctionnalités
K2 GeospatialSalle Nicolet
Présentateur : Jean-Robert Desbiens-Haddad
9-1-1 de prochaine génération: Êtes-vous prêts? Rôles et responsabilités des municipalités.
Ministère des Ressources naturelles et des ForêtsSalle MRNF
Le 9 1 1 de prochaine génération (9 1 1 PG) arrive à grands pas et transformera en profondeur la façon dont les centres d’urgence utilisent les données pour intervenir de manière efficace et coordonnée. Ce virage repose sur un pilier essentiel : la qualité, la fiabilité et la préparation des données d’adresses et du réseau routier.
Au Québec, les municipalités et les MRC jouent un rôle central dans cette transformation. Elles sont appelées à produire et à transmettre des données conformes, à jour et de haute qualité, qui alimenteront les services d’urgence et soutiendront leurs interventions. Afin d’accompagner les municipalités et les MRC, une trousse 9 1 1 est désormais accessible en ligne. Celle-ci regroupe l’ensemble des outils nécessaires — documentation et gabarits — pour structurer, préparer et transmettre efficacement les données requises.
Cette présentation propose une introduction au 9 1 1 PG, suivie d’un survol des outils déjà disponibles pour passer à l’action. Elle offrira un aperçu de la nouvelle plateforme d’échange de données, conçue pour simplifier et sécuriser les transmissions.
À quelques semaines de son déploiement, il s’agit d’une occasion privilégiée de bien comprendre les attentes, de découvrir les outils essentiels et pour que les municipalités et les MRC puissent se préparer concrètement à cette transition majeure.
Présentateur : Patrick Blouin, coordonnateur, conseiller expert en IG, Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
Patrick Blouin. Titulaire d’un baccalauréat en géographie de l’Université Laval, Patrick Blouin cumule plus de 35 ans d’expérience dans le domaine de la géomatique, dont 26 années au ministère des Ressources naturelles et des Forêts. Conseiller expert en information géographique à la Direction générale de l’information géospatiale depuis 2020, il coordonne les grands référentiels gouvernementaux et agit comme chargé de projet affaires pour le volet cartographie et SIG du 9-1-1 de prochaine génération.
Retour d’expérience de la Ville de Victoriaville sur l’utilisation stratégique du lidar, de la photo aérienne et de la cartographie par intelligence artificielle
Ville de VictoriavilleSalle Bécancour
Depuis trois ans, la Ville réalise des acquisitions annuelles de données photo aérienne, lidar et cartographiques de haute précision et présentera les bénéfices observés ainsi que le retour sur investissement de cette approche. Ces données sont aujourd’hui utilisées par plusieurs services municipaux, notamment en ingénierie, transport, urbanisme et environnement. Elles permettent entre autres la mise à jour de la topographie, l’analyse de la canopée, le suivi de l’occupation du sol et l’amélioration des processus liés aux permis et à la planification urbaine.
La présentation abordera également les bonnes pratiques développées par la Ville dans la préparation et l’octroi de contrats d’acquisition photo/lidar afin de s’assurer d’obtenir des données adaptées à ses besoins opérationnels.
Finalement, Victoriaville partagera sa réflexion sur les droits d’utilisation des données géospatiales et les avantages d’une approche permettant une plus grande flexibilité d’utilisation et de valorisation des données acquises.
Présentateur : Daniel Alvarez, chef de Division Systèmes d’information et géomatique, Ville de Victoriaville
14:30
Vitrine partenaire – ESRI Canada
ESRI CanadaSalle Nicolet
Détails à venir.
Repérer les ponceaux autrement: l’intelligence artificielle au service du réseau hydrographique
Ministère des Ressources naturelles et des Forêts et Université de SherbrookeSalle MRNF
Dans le cadre de l’amélioration continue des connaissances sur le réseau hydrographique du Québec et afin de soutenir les travaux de modélisation hydrologique à haute résolution, le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) développe des processus visant à automatiser la détection des ponceaux à l’aide de l’intelligence artificielle.
Les ponceaux constituent des éléments essentiels à la continuité hydrologique des réseaux de drainage. Leur identification demeure toutefois complexe, particulièrement en milieu forestier et dans les secteurs fortement anthropisés, où les données disponibles sont souvent incomplètes, imprécises, voire inexistantes.
Afin de relever ce défi, le MRNF a mandaté l’Université de Sherbrooke pour développer un outil de détection et de numérisation automatisées des ponceaux. Cette présentation permettra de découvrir la méthodologie mise en œuvre, les technologies mobilisées, notamment une architecture d’intelligence artificielle à double encodeur exploitant l’imagerie aérienne à haute résolution et les modèles numériques de terrain dérivés du LiDAR, ainsi que les résultats obtenus à ce jour.
Elle montrera comment l’intelligence artificielle, combinée aux données géospatiales, contribue à améliorer la cartographie du territoire québécois et à enrichir les connaissances sur son réseau hydrographique.
Présentateurs : Mario Mayer (Chargé de produit), Ministère des Ressources naturelles et des Forêts et Étienne Clabaut (Professeur associé), Université de Sherbrooke
Mario Mayer : Mario Mayer est chargé de produit à la Direction de la référence géographique du Québec (DRGQ) du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF). Il œuvre en géomatique depuis près de 15 ans, dont 13 ans au MRNF. Il travaille sur la Géobase du réseau hydrographique du Québec (GRHQ) depuis 2013 et est aujourd’hui responsable de sa production ainsi que de celle de la Géobase du réseau hydrographique du Québec à haute résolution (GRHQ-HR).
Étienne Clabaut : Étienne Clabaut est responsable de recherche au Département de géomatique appliquée de l’Université de Sherbrooke. Titulaire d’un doctorat en physique de la télédétection, il travaille depuis plusieurs années au développement de méthodes d’intelligence artificielle appliquées à l’imagerie satellitaire, aérienne et aux données LiDAR, pour la segmentation sémantique, la cartographie et la super-résolution. Ses travaux récents portent sur la cartographie automatique multi-résolution du territoire québécois et sur l’utilisation de modèles génératifs et de super-résolution pour enrichir l’information issue de Sentinel-2 et de l’imagerie aérienne.
Votre prochain collègue sera-t-il une IA? L’arrivée des SIG autonomes à l’ère des changements climatiques
Université LavalSalle Bécancour
Les changements climatiques multiplient les défis auxquels nos organisations doivent faire face : inondations, îlots de chaleur, feux de forêt, érosion côtière, résilience des infrastructures ou encore adaptation des territoires. Dans ce contexte, la demande pour des analyses spatiales plus rapides, plus précises et plus complexes ne cesse d’augmenter.
Pendant que plusieurs organisations explorent encore les usages de base de l’intelligence artificielle générative, une nouvelle génération de technologies émerge déjà : grands modèles de langage (LLMs), agents IA autonomes, modèles multimodaux et « world models » capables d’intégrer, de comprendre et bientôt de raisonner sur notre monde géospatial.
Que se passera-t-il lorsque des systèmes pourront eux-mêmes récupérer les données géospatiales nécessaires, produire des analyses, générer des cartes, croiser des sources d’information, formuler des hypothèses et proposer des scénarios d’adaptation climatique avec une intervention humaine minimale? Sommes-nous à l’aube des premiers SIG autonomes et de la disparition du métier de géomaticien?
Cette conférence propose un tour d’horizon accessible de ces technologies émergentes, de leurs capacités actuelles et de leurs limites. À travers des exemples concrets liés aux risques climatiques et à la résilience territoriale, nous explorerons comment elles transformeront le rôle du géomaticien. L’objectif n’est pas de remplacer l’humain, mais de comprendre comment ces nouveaux collègues numériques redéfiniront profondément nos métiers dans les prochaines années.
Présentateurs : Thierry Badard, Ph.D., ing., Université Laval
15:30
Vitrine partenaire – Stantec
StantecSalle Nicolet
Détails à venir.
Cartographier le risque du territoire métropolitain face aux aléas climatiques
Communauté métropolitaine de MontréalSalle MRNF
La CMM a développé une méthodologie d’analyse exhaustive des risques liés aux vagues de chaleur et aux pluies abondantes. Elle a été conçue afin d’approfondir les réflexions par rapport aux approches existantes, tout en intégrant des objectifs de monitorage à long terme.
L’analyse des risques tient compte de trois éléments fondamentaux selon le cadre conceptuel du GIEC :
– L’exposition à l’aléa;
– La vulnérabilité
– L’aléa lui-même
La combinaison de ces trois facteurs permet d’aboutir à une appréciation globale du risque, en identifiant les zones les plus susceptibles d’être affectées par les impacts négatifs des changements climatiques.
La conférence vise à présenter les rigoureux travaux géomatiques réalisés afin d’aboutir à cette cartographie du risque.
Présentateurs : Guillaume Spain (Conseiller en géomatique), Foucauld Thomasset (Conseiller en recherche, Bureau des inondations et de la résilience climatique) et Catherine Cantin (Conseillère en environnement; Transition écologique), Communauté métropolitaine de Montréal
Guillaume Spain : Guillaume Spain est conseiller en géomatique à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Fort de 16 années d’expérience dans le domaine de la géomatique, dont 12 au sein de la CMM, il se spécialise dans la réalisation d’analyses spatiales complexes afin de soutenir les différents services de l’organisation dans la planification du territoire et le suivi des indicateurs métropolitains.
Catherine Cantin : Catherine Cantin est conseillère en environnement à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Elle compte 7 années d’expérience dans le domaine de l’environnement, dont près de 4 dans le milieu municipal. Elle accompagne les municipalités du territoire métropolitain dans leurs démarches environnementales et de transition climatique. Grâce à sa connaissance des réalités municipales, elle entretient un lien étroit avec les acteurs du milieu et contribue à la mobilisation des partenaires ainsi qu’à la mise en œuvre d’actions concrètes en matière d’adaptation aux changements climatiques et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Atelier de dronautique – Drones en contexte municipal :
Salle Mékinac
Mise en contexte concrète sur les drones en milieu municipal ;
Rappel des bases de la dronautique et du drone comme capteur mobile ;
Mise en œuvre opérationnelle ;
Comprendre l’écosystème complet (acquisition → traitement → livrable) pour évaluer la pertinence d’un projet drone une municipalité/organisation.
L’animation sera effectuée par Charles Gignac, Directeur scientifique, Centre de géomatique du Québec.
Le processus de délimitation du territoire provincial qui assure l’égalité relative du vote des électeurs
Élections QuébecSalle Bécancour
Depuis sa création en 1979, la Commission de la représentation électorale du Québec a pour mission d’établir la carte électorale provinciale. Elle agit en toute neutralité et impartialité. Ses travaux suivent des critères qui sont prévus dans la Loi électorale. La Commission doit assurer la représentation juste et équitable des électrices et des électeurs. Les huit cartes électorales établies par la Commission reflètent donc l’évolution du nombre d’électrices et d’électeurs sur l’ensemble du territoire québécois.
Par ailleurs, la Commission exerce également certaines responsabilités lorsque les municipalités et les commissions scolaires anglophones procèdent à la division de leur territoire.
La présentation portera sur le rôle et les responsabilités de la Commission, son expertise, la grande complexité du processus de délimitation et la rigueur que celui-ci commande. L’histoire, les outils géomatiques utilisés, les phases de consultation publique, le sentiment d’appartenance, l’analyse de la myriade d’informations et de commentaires recueillis forment un large processus de création d’une carte électorale provinciale qui est ici dévoilé.
Présentateur : Hugo Leblanc, Conseiller en représentation électorale, Élections Québec
Hugo Leblanc : Détenteur d’un baccalauréat en géographie ainsi que d’une maîtrise en aménagement du territoire et développement régional, Hugo Leblanc œuvre dans le domaine de la géomatique depuis plus de 17 ans pour le gouvernement du Québec. De 2009 à 2014, il a travaillé à l’Institut de la statistique du Québec. Il a été cartographe, pilote du code géographique et responsable du fichier de correspondances des codes postaux pour le gouvernement du Québec. Il a aussi été membre de la table d’ACRIgéo. Depuis 2014, M. Leblanc travaille au Service de la représentation électorale d’Élections Québec. Il effectue aussi des travaux en démographie pour la Commission de la représentation électorale. Il a étroitement participé aux travaux menant à l’établissement de trois cartes électorales provinciales, y compris aux consultations publiques. Il a également contribué à quatre opérations de délimitation des territoires municipaux en districts électoraux, en collaboration avec des centaines de municipalités, ainsi qu’à deux opérations de délimitation du territoire des commissions scolaires. Hugo Leblanc est membre de la communauté de pratique pancanadienne sur les systèmes d’information géographique électorale et il effectue de la veille internationale sur la représentation effective. Il est aussi chargé du projet de géoportail d’Élections Québec, qui est en phase d’implantation.
16:00
Vitrine partenaire – Korem – Optimiser les opérations municipales : d’un réseau conforme à la norme 911PG à la gestion de flotte en temps réel
KoremSalle Nicolet
Découvrez comment les données géospatiales optimisent les opérations municipales, de la mise en conformité du réseau routier selon la norme 911PG à la gestion et au suivi en temps réel des flottes de véhicules. Grâce aux données routières de haute qualité de HERE Technologies, accessibles directement dans votre SIG (QGIS, ArcGIS Pro) ou votre serveur SIG (ArcGIS Enterprise) via la HERE GIS Data Suite, les organisations disposent d’une fondation géospatiale complète, actualisée et clé en main. Cette approche intégrée permet d’accroître l’efficacité opérationnelle, de renforcer la sécurité et d’appuyer une prise de décision éclairée.
Mieux comprendre et anticiper les aléas fluviaux – L’intelligence artificielle au service de la résilience
Ministère des Transports et de la Mobilité durableSalle MRNF
Face à l’augmentation des risques d’inondation et d’érosion des berges dans un contexte de changements climatiques, le ministère des Transports et de la Mobilité durable a développé deux outils reposant sur l’intelligence artificielle afin d’améliorer la résilience du réseau routier québécois. L’Outil de prédiction des aléas fluviaux (OPAF) estime la probabilité d’occurrence des inondations et de l’érosion à partir de variables environnementales, hydrologiques, climatiques et topographiques. L’Indice de priorisation des interventions liées aux aléas fluviaux (IPIAF) combine ces probabilités à des indicateurs de vulnérabilité afin d’évaluer le niveau de risque et de prioriser les interventions sur le réseau routier. Les résultats obtenus permettent d’orienter les inspections, les études détaillées et les investissements vers les secteurs les plus vulnérables, favorisant ainsi une gestion proactive et efficiente des infrastructures.
Les résultats de l’OPAF et de l’IPIAF sont accessibles aux employés du Ministère via l’application PlaniActifs . Cette carte interactive permet le croisement de données provenant de plusieurs systèmes opérationnels d’inventaires et de gestion d’actifs spécifiques pour les chaussées, les structures, les ponceaux et les autres actifs. L’utilisateur est alors en mesure d’intégrer l’IPIAF aux autres informations soutenant la planification des interventions et ainsi améliorer les pratiques de gestion des actifs à l’échelle du réseau.
Présentateurs : Aymen Ben Aissia, Ing. Ph.D. et Pascal Bolduc, Conseiller en architecture de données et en géomatique, Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD)
Aymen Ben Aissia : Aymen Ben Aissia est ingénieur au ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec et détient un doctorat en sciences de l’eau. Fort de plus de 12 ans d’expérience, il contribue au développement d’outils géospatiaux visant à mieux comprendre et anticiper les risques naturels affectant les infrastructures de transport. Ses domaines d’expertise incluent les aléas fluviaux, les changements climatiques, les infrastructures nordiques, la gestion des actifs et l’application de l’intelligence artificielle à l’aide à la décision. Il pilote plusieurs projets d’innovation réalisés en partenariat avec les universités et les centres de recherche.
Pascal Bolduc : Pascal Bolduc est analyste de l’informatique et des procédés administratifs au ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec. Comptant plus de 25 ans d’expérience en géomatique et en technologies de l’information, il a été impliqué dans la conception et la mise en place des systèmes informatiques soutenant la rénovation cadastrale du Québec au ministère des Ressources naturelles. Il consacre aujourd’hui son expertise au développement de solutions d’aide à la décision basées sur la géomatique permettant d’anticiper les risques naturels susceptibles d’affecter les infrastructures de transport.
Le découpage du territoire scolaire: outils et méthodes mis en place au Ministère de l’Éducation
Ministère de l’ÉducationSalle Bécancour
En vertu de l’article 111 de la Loi sur l’instruction publique, le ministère de l’Éducation est responsable du découpage du territoire du Québec en territoires scolaires, et de l’actualisation de ceux-ci en fonction de l’évolution du territoire. Afin de maintenir à jour le greffe des centres de services scolaires et des commissions scolaires, l’équipe de la géomatique a développé des outils et des processus automatisés permettant de faire une actualisation mensuelle des limites territoriales scolaires. Un survol des processus automatisés développés avec FME ainsi que des outils de diffusion sera présenté.
Un deuxième volet des travaux du Ministère sera également abordé, concernant les outils de travail permettant la délimitation d’autres types de territoires nécessaires pour la réalisation de divers mandats ministériels et du réseau scolaire :
• Découpage des secteurs de prévision d’effectif scolaire et le développement d’une application Web destiné au réseau scolaire pour la délimitation du territoire ;
• Délimitation des unités de peuplement, basé sur le découpage territorial de Statistiques Canada, permettant le calcul des indices de défavorisation : développement d’une application Web permettant la collaboration avec le réseau scolaire.
Présentateurs : Sandra Labrecque, cheffe de l’équipe de la géomatique, Mathieu Pelletier ou Aurélie Martin, conseiller(ère) en géomatique, Ministère de l’Éducation
Sandra Labrecque : Sandra Labrecque est cheffe de l’équipe de la géomatique du Ministère de l’Éducation. Détentrice d’un baccalauréat en géographie physique et d’une maîtrise en télédétection de l’Université de Sherbrooke, elle œuvre dans le domaine de la géomatique depuis plus de 20 ans. Son équipe conçoit et déploie des solutions basées sur l’information géospatiale pour soutenir l’analyse, la prise de décision et la diffusion d’information sur les réseaux d’enseignement.
Mathieu Pelletier : Mathieu Pelletier est conseiller en géomatique dans le domaine de l’éducation. Détenteur d’un baccalauréat en géomatique de l’Université Laval, il œuvre dans ce domaine depuis plus de 25 ans. Il contribue à la mise en valeur de l’information géographique et élabore des outils et des cartes interactives afin de soutenir la planification et la prise de décision au sein du Ministère de l’Éducation.
16:30
Évaluation préliminaire du risque lié aux inondations (EPRI): la diffusion d’un outil de prévention
Ministère de la Sécurité intérieureSalle MRNF
Financé par le MSI et réalisé par l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), le projet EPRI vise à dresser un portrait préliminaire du risque lié aux inondations à l’échelle du Québec méridional. Inspiré des approches européennes, l’EPRI fournit des indicateurs sur l’exposition des bâtiments, des logements, des populations et des réseaux routiers face à des crues de différentes récurrences (inondations fréquentes, moyennes et rares). Chaque indicateur est décliné selon quatre niveaux spatiaux : les bassins versants, les MRC, les municipalités et des cellules de 1 km².
Le portail cartographique IGO (Infrastructure géomatique ouverte) du MSI (SécurIGO) a été choisi pour diffuser les indicateurs EPRI. Grâce à des développements internes, la navigation cartographique entre les quatre niveaux spatiaux est fluide et intuitive pour les utilisateurs. L’ajout d’un tableau de bord interactif permet également de visualiser les indicateurs sous forme de graphiques et de tableaux.
L’accès à cet outil permet déjà d’éclairer les décisions des ministères et organismes concernés. Il pourra également permettre aux intervenants locaux de mieux connaître les risques liés aux inondations sur leur territoire, aidant ainsi les municipalités et les MRC à répondre aux exigences de la nouvelle Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Présentateurs : Mélanie Lambert, ing., M.Sc.A. et Marie-Neige Beaudoin-Guérin B.Sc., Ministère de la Sécurité intérieure (MSI)
Mélanie Lambert : Mélanie Lambert est ingénieure en géomatique et diplômée de l’Université Laval, où elle a complété un baccalauréat en sciences géomatiques ainsi qu’une maîtrise spécialisée en bases de données géospatiales. Passionnée de recherche et de géomatique appliquée à la géologie, elle a œuvré pendant quinze ans à titre de professionnelle de recherche au Centre d’étude sur les ressources minérales (CERM) de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Durant cette période, elle a piloté des projets d’envergure en cartographie des eaux souterraines et en analyse géospatiale appliquée à l’exploration minérale, tout en enseignant la géomatique aux futurs géologues et ingénieurs en géologie. Elle occupe depuis peu un poste en sécurité civile au ministère de la Sécurité intérieure, où elle coordonne des projets de recherche visant notamment à développer des méthodes, des outils et des données pour appuyer la production de portraits des risques liés aux inondations et l’anticipation de ces dernières.
Marie-Neige Beaudoin-Guérin : Marie-Neige est géographe et diplômée de l’Université de Montréal, où elle a complété un baccalauréat en géographie environnementale avec une spécialisation en géographie physique. Son parcours est enrichi d’une technique en gestion agricole de l’Université de Guelph, spécialisée en plantes aromatiques. Elle occupe depuis cinq ans un poste de géomaticienne au ministère de la Sécurité intérieure, où elle conçoit des outils géomatiques novateurs pour mieux gérer les aléas naturels, tels que les inondations et les feux de forêt. Parmi ses réalisations, on compte la détection d’embâcles de rivières par télédétection ainsi que le développement de l’application Vigilance, un portail cartographique dédié à la prévision des inondations.
Cartographier les terres en friche du Québec par intelligence artificielle: une collaboration MAPAQ – MRNF basée sur l’analyse temporelle d’images satellitaires
Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et Université de SherbrookeSalle Bécancour
Les terres en friche représentent un enjeu important pour l’aménagement et la mise en valeur du territoire agricole québécois. Afin de soutenir les objectifs gouvernementaux liés à la connaissance du territoire et à la lutte contre l’enfrichement, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) et l’Université de Sherbrooke ont entrepris une collaboration visant le développement d’une méthodologie de cartographie automatisée des friches agricoles.
Le projet repose sur une approche novatrice d’intelligence artificielle exploitant des séries temporelles d’images Sentinel-2. Plutôt que de tenter de détecter directement les friches, la méthodologie vise d’abord à identifier les superficies agricoles en exploitation à partir de leur signature de végétation observée au fil du temps. Les secteurs non exploités sont ensuite analysés afin de repérer les anciennes parcelles agricoles susceptibles d’être en friche. Cette approche tient compte du fait qu’une friche constitue avant tout un état d’usage du territoire plutôt qu’un simple couvert végétal.
La conférence présentera le contexte de cette collaboration interministérielle, les choix méthodologiques retenus ainsi que les premiers résultats obtenus à l’échelle du Québec, lesquels démontrent un fort potentiel pour soutenir les MRC et les organismes gouvernementaux dans leurs démarches de planification territoriale.
Présentateurs : Alexandre Bélanger, conseiller aménagement et développement territorial, Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et Étienne Clabaut, professeur associé, Université de Sherbrooke
Alexandre Bélanger : Alexandre Bélanger est titulaire d’un baccalauréat en géographie de l’Université Laval. Spécialiste des enjeux environnementaux et territoriaux, il possède une expertise reconnue en aménagement du territoire agricole et en développement territorial. Il amorce sa carrière en 2004 au sein des fédérations régionales de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Québec, où il agit à titre de conseiller en agroenvironnement. En 2012, M. Bélanger rejoint la Communauté métropolitaine de Québec, pour assumer le rôle de conseiller en aménagement du territoire. Il contribue alors aux dossiers techniques et stratégiques liés à la conservation des milieux humides, à la protection des sources d’eau potable et à l’intégration des enjeux environnementaux dans la planification territoriale. Fort de cette expérience, il poursuit son parcours au sein du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) à titre de conseiller en aménagement et développement territorial au sein du sous-ministériat au développement durable, territorial et sectoriel. Depuis 2023, M. Bélanger travaille étroitement avec de nombreux ministères et organismes gouvernementaux sur des enjeux complexes touchant la protection et la mise en valeur du territoire agricole, notamment les dossiers relatifs à l’agriculture de proximité, la mise en œuvre de la Stratégie d’intervention pour l’avenir du lac Saint-Pierre, les réformes législatives et réglementaires, ainsi que la mise en œuvre des orientations gouvernementales en aménagement du territoire.
Étienne Clabaut : Étienne Clabaut est responsable de recherche au Département de géomatique appliquée de l’Université de Sherbrooke. Titulaire d’un doctorat en physique de la télédétection, il travaille depuis plusieurs années au développement de méthodes d’intelligence artificielle appliquées à l’imagerie satellitaire, aérienne et aux données LiDAR, pour la segmentation sémantique, la cartographie et la super-résolution. Ses travaux récents portent sur la cartographie automatique multi-résolution du territoire québécois et sur l’utilisation de modèles génératifs et de super-résolution pour enrichir l’information issue de Sentinel-2 et de l’imagerie aérienne.
18:00
Soirée gala Vectora
Salle Vision Cogeco
Le cinéma a ses Oscars et la géomatique, ses prix Vectora! Vous serez invité(e) à célébrer les acteurs et actrices de la géomatique qui se démarqueront lors de la remise des prix Vectora 2026. De plus, pour ceux et celles qui sont à l’affût de la relève, vous pourrez faire connaissance avec les récipiendaires de bourses étudiantes en géomatique. Cette soirée vous donnera aussi l’occasion de poursuivre vos activités de réseautage autour d’un repas gourmand.
De plus, plongez dans l’univers glamour des casinos le temps d’une soirée mémorable! Dans une ambiance conviviale, vous pourrez vous divertir autour des tables de jeu, relever des défis amicaux et profiter d’un moment hors du commun. Une expérience ludique et festive qui promet de belles rencontres et des souvenirs inoubliables!
Jeudi 29 octobre
08:45
Présentation du Gouvernement du Québec – Partenaire Public – Un passé qui inspire. Un avenir qui rassemble!
Gouvernement du QuébecSalle XEOS Imagerie
Si quatre siècles d’expertise témoignent de notre capacité à évoluer, ils nous rappellent aussi l’importance de ne rien tenir pour acquis et nous questionner sur notre pertinence, notre rôle et notre capacité à répondre aux défis émergents.
Porté par une réflexion sur la gouvernance, les partenariats, l’innovation et le développement de l’expertise, le MRNF a entrepris un important repositionnement afin de renforcer son leadership en information géospatiale. Cette conférence présentera les constats qui ont servi de catalyseur au changement ainsi que les initiatives qui contribuent aujourd’hui à mobiliser l’écosystème géospatial québécois autour d’une vision commune de l’avenir.
À travers des initiatives telles que le Pôle d’expertise gouvernemental en information géospatiale, la Table GéomatiQ et les collaborations avec le milieu académique, découvrez comment le MRNF entend élaborer une vision concertée et ambitieuse de l’avenir de la géomatique au Québec.
Présentatrice : Stéphanie Cashman-Pelletier, sous-ministre associée à l’Infrastructure foncière et à l’information géospatiale au ministère des Ressources naturelles et des Forêts
Stéphanie Cashman-Pelletier : Stéphanie Cashman-Pelletier est sous-ministre associée à l’Infrastructure foncière et à l’information géospatiale au ministère des Ressources naturelles et des Forêts depuis juillet 2025. Elle a commencé sa carrière en pratique privée, puis au cabinet du ministre du Travail et auprès du Directeur général des élections, avant d’entrer dans la fonction publique en 2001. Elle possède une grande expérience en gouvernance, en législation, en politiques publiques et en relations internationales, ayant occupé plusieurs postes de gestion depuis 2006, d’abord comme cheffe du Service des politiques de sécurité au ministère des Transports, ensuite comme directrice des politiques et de l’intégrité du territoire au ministère des Ressources naturelles, puis comme directrice générale du registre foncier et Officière de la publicité foncière pendant 8 ans. Stéphanie Cashman-Pelletier a ensuite été secrétaire générale et directrice du Bureau de la sous-ministre au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, puis secrétaire générale au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, avant d’être nommée commissaire adjointe à la langue française en 2023. Membre du Barreau depuis 1992, elle est détentrice d’un baccalauréat en droit de l’Université Laval. Elle est également formée en gouvernance des organismes à but non lucratif (Collège des administrateurs de sociétés) et a reçu la formation de l’Institut de la diplomatie du Québec. Mme Cashman-Pelletier est impliquée dans la communauté; elle a été membre du conseil d’administration d’Opération Nez rouge durant 10 ans, notamment à titre de présidente du conseil jusqu’en 2023.
09:30
Conférence Hydro-Québec – Partenaire – Jumeaux numériques, 3D et intelligence artificielle
Salle XEOS Imagerie
Présentateur : Daniel Fortin, Chef du Centre d’excellence en Géomatique et intelligence géospatiale
11:00
Préparer Montréal à NATRF2022: les quatre phases d’un programme de modernisation ayant mené les réseaux géodésiques montréalais au seuil d’une nouvelle ère
Ville de MontréalSalle Nicolet
La Ville de Montréal mène depuis plusieurs années un ambitieux programme de modernisation géodésique visant à préparer la transition vers les futurs référentiels nord-américains NATRF2022 et CGVD2013. Structurée en quatre phases complémentaires, cette démarche a permis de moderniser progressivement les fondations géospatiales de la métropole afin de répondre aux besoins croissants en données de précision, en transformation numérique et en gestion intelligente du territoire.
La conférence présentera les différentes phases de ce programme, incluant la modernisation des processus de gestion des réseaux géodésiques, le déploiement de la première solution réseau GNSS municipale au Canada pour le positionnement en temps réel, la réhabilitation du réseau géodésique passif de haute précision de l’île de Montréal ainsi que les travaux préparatoires à la transition vers NATRF2022 et CGVD2013. Les principaux défis techniques, organisationnels et opérationnels rencontrés au cours du projet seront abordés, de même que les leçons apprises et les bénéfices obtenus.
Au-delà du positionnement centimétrique en temps réel, cette modernisation constitue un levier stratégique pour le développement des villes intelligentes. Elle soutient notamment la gestion des actifs municipaux, l’intégration des approches BIM (Building Information Modeling), le développement de jumeaux numériques, la cartographie de précision et les futurs services de mobilité intelligente. L’expérience montréalaise démontre l’importance pour les municipalités de se préparer dès aujourd’hui à l’évolution des référentiels géodésiques et d’investir dans des réseaux modernes capables de soutenir les besoins numériques de demain.
Présentateur : Youssef Smadi, géomètre en géodésie, Ville de Montréal
Youssef Smadi : Youssef Smadi est géomètre et ingénieur spécialisé en géodésie et GNSS à la Ville de Montréal. Depuis 2016, il contribue à la gestion et à la modernisation des réseaux géodésiques passifs et actifs de la Ville. Il réalise également des travaux d’auscultation topographique d’infrastructures municipales, notamment des murets de soutènement et des ouvrages de voirie, à l’aide du lidar et d’autres techniques de mesure avancées.
L’arpenteur général du Québec: pilier de la gestion du territoire
Ministère des Ressources naturelles et des ForêtsSalle MRNF
- Survol des fonctions de l’arpenteur général du Québec
- La description des territoires administratifs et à statut juridique particulier
- La tenue des registres du domaine de l’État
- L’arpentage des terres du domaine de l’état
- Présentation des registres du domaine de l’État
- Les produits et données disponibles
- La provenance et la fiabilité des différentes données
- Les ententes d’utilisation et de rediffusion
- La description et la mise à jour de limites administratives
- Les documents officiels
- L’expertise et la portée juridique
- La mise à jour et la diffusion
Présentateurs : Amélie Côté, a.-g., conseillère stratégique et coordonnatrice, Service des registres du domaines de l’État, Yves Gagnon, a.-g., Service de l’arpentage et des limites territoriales, Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
Amélie Côté : Amélie Côté, arpenteure-géomètre diplômée de l’Université Laval en 2015, a d’abord exercé dans le secteur privé avant de se joindre au Bureau de l’arpenteur général du Québec. À titre de coordonnatrice et conseillère stratégique au Service des registres du domaine de l’État, elle accompagne des projets visant à assurer la qualité, l’intégrité et l’accessibilité des données diffusées aux registres du domaine de l’État.
Yves Gagnon : Yves Gagnon est arpenteur-géomètre au Bureau de l’arpenteur général du Québec (BAGQ) depuis 2012. Il contribue aux travaux de description des territoires ayant un statut juridique particulier depuis 2016. Membre de l’équipe de gestion des données territoriales depuis 2019, il est également impliqué dans la description des territoires administratifs depuis 2022.
De la donnée géospatiale à la réponse en langage naturel: un agent IA connecté à JMap
Ville de Bécancour et K2 GeospatialSalle Mékinac
Et si la valeur d’un agent d’intelligence artificielle dépendait d’abord de la qualité du socle géospatial qu’il interroge? La Ville de Bécancour a connecté un agent conversationnel d’intelligence artificielle à JMap, sa plateforme d’intelligence territoriale. L’objectif n’était pas d’ajouter un outil de plus, mais de rendre interrogeable, en langage naturel, la donnée déjà consolidée et gouvernée dans son environnement géomatique. Concrètement, un employé pose une question concernant une propriété en langage naturel. L’agent croise la réglementation municipale, le zonage, les contraintes environnementales et l’ensemble des informations rattachées à cette propriété, en s’appuyant sur les couches de données présentes dans JMap. Pour des professionnels de la géomatique, l’enjeu est clair: la fiabilité des réponses repose sur la structure, la gouvernance et la fraîcheur de la donnée, pas sur le modèle seul. Cette conférence détaille les coulisses du projet, présenté conjointement par la Ville de Bécancour et K2 Geospatial: l’architecture d’intégration, le rôle du socle géospatial comme garant de fiabilité, l’intégration de données hétérogènes, et les premiers résultats observés, dont une intégration native à l’environnement existant et un gain de temps notable pour les équipes. Au-delà du cas, elle ouvre la réflexion sur la place de la géomatique à l’ère de l’IA: comment la qualité et la gouvernance des données deviennent-elles le véritable différenciateur, comment l’IA peut-elle servir l’aide à la décision sans remplacer le jugement professionnel, et comment transformer un savoir territorial éparpillé en une connaissance partagée et durable.
Présentateur : Pascal Boisvert, Ville de Bécancour, Jacques Charron, Président et CEO, K2 Geospatial
Inventaire cartographique des tortues géographiques par drone
Ville de MontréalSalle Bécancour
À titre de gestionnaire de parcs, la Ville de Montréal, membre de l’Équipe de rétablissement des tortues du Québec, participe activement à la protection de la tortue géographique, une espèce relativement rare au Québec qui fréquente les berges naturelles et les eaux calmes du lac des Deux Montagnes. Pour concilier conservation et activités récréatives, la Ville effectue le suivi annuel de ces tortues par bateau et a développé une méthodologie pour l’usage de drones pour un inventaire plus performant. Un volet géospatial est intégré afin de cartographier leurs positions afin de produire un inventaire cartographique de la tortue géographique. Rapidement, l’intelligence artificielle devient un apport qui est essentiel pour rentabiliser les ressources humaines nécessaires pour effectuer ce type de projet.
Le sujet de cette conférence est la prémisse de la conférence proposée par le CIMMI, «Carapascope : une application pour accélérer l’inventaire faunique grâce à l’IA et à une interface créative!», pour intégrer l’intelligence artificielle afin d’automatiser la détection des tortues sur les images captées par drone, cartographier automatiquement les populations et dénombrer les femelles du reste du groupe tout en optimisant les efforts de suivi et de préservation de l’espèce.
La conférence vise à présenter les rigoureux travaux géomatiques réalisés afin d’aboutir à cette cartographie du risque.
Présentateur : Simon Gignac, géomètre, chef d’équipe, Stéphanie Giguet, biol., M.Sc.Env., conseillère en aménagement, Ville de Montréal
Simon Gignac : Simon Gignac est Chef d’équipe de la Cartographie à la Division de la géomatique de la Ville de Montréal. Géomètre spécialisé en cartographie et photogrammétrie, il supervise l’inventaire de la voirie, la cartographie de base et thématique, l’observatoire spatial urbain ainsi que les levés aéroportés.
Stéphanie Giguet : Stéphanie Giguet possède une expertise en biologie, environnement, géomatique et aménagement du territoire. Avec plus de 20 ans d’expérience, elle travaille depuis 2017 à la Ville de Montréal en biodiversité. Elle contribue à la gestion et à la protection des milieux naturels, aux corridors écologiques et à l’innovation méthodologique.
11:30
Les humanités numériques au profit du patrimoine – Inventaire des immeubles construits avant 1940
Ville de MontréalSalle Nicolet
Les humanités numériques sont une approche de recherche transdisciplinaire en pleine expansion qui applique des systèmes technologiques émergents à l’étude de la culture et de l’histoire. Elles peuvent donc jouer un rôle important dans la documentation, la valorisation et la préservation du patrimoine bâti, notamment pour l’inventaire national des immeubles construits avant 1940 prescrit par la Loi sur le patrimoine culturel.
Le projet d’inventaire que nous souhaitons présenter a été mené pour l’ensemble des arrondissements et des villes liées de l’agglomération de Montréal. Les systèmes d’information géographique, inscrits dans une perspective historique (SIG-H) et une approche Deep Mapping, ont permis la mise en relation de données historiques, cartographiques et architecturales, offrant une lecture nouvelle et enrichissante du patrimoine montréalais. Les données recueillies sur plus de 68 000 immeubles constituent une base de connaissances essentielle pour mieux comprendre et diffuser l’évolution architecturale, urbanistique et paysagère du territoire.
L’inventaire national vise non seulement à documenter les immeubles, mais aussi à soutenir la prise de décision en matière d’aménagement, de conservation et de mise en valeur du territoire. Il constitue un outil stratégique pour les municipalités, les urbanistes et les citoyens, contribuant à sensibiliser à l’importance de protéger les témoins du passé. Ainsi, les humanités numériques deviennent un levier clé pour concilier l’innovation technologique et la préservation du patrimoine culturel.
Présentateurs : Mélissa Harvey, agente de recherche, Chrisnel Oscar, agent technique en géomatique, Ville de Montréal – Service de l’urbanisme et de la mobilité – Division du patrimoine
Atlas du Québec: Expliquer un territoire en l’illustrant
Université LavalSalle MRNF
Le Québec dispose d’un corpus remarquable de connaissances et de statistiques sur son territoire, mais ces informations restent souvent éparses, cloisonnées ou sans mise en perspective géographique. C’est précisément ce vide que l’Atlas du Québec cherche à combler : offrir un lieu où ces connaissances se rencontrent et donner à voir le territoire dans toute sa complexité. L’ouvrage est le résultat de sept années de travail collectif, mené par une équipe interdisciplinaire réunissant professeurs, professionnels et étudiants. Le projet ne visait pas à n’être qu’un simple inventaire, mais une lecture structurée et cohérente du territoire. Les informations utilisées, issues principalement de sources institutionnelles, ont été rigoureusement validées, traitées statistiquement, puis traduites en cartographie grâce aux outils SIG. Plus de 2500 cartes exploratoires ont ainsi été produites avant d’aboutir au résultat définitif. Plus d’une centaine de planches thématiques alliant cartes, graphiques, images et analyses brossent un portrait cohérent du Québec contemporain à différentes échelles. L’Atlas s’adresse au grand public sans jamais sacrifier la rigueur scientifique. Il se veut à la fois outil de diffusion, support pédagogique et aide à la décision pour quiconque cherche à mieux comprendre ce territoire.
Présentateurs : Guy Mercier, Yves Brousseau, Benoît Lalonde, Université Laval
Politique de gouvernance des données géospatiales à la Ville de Nicolet
Ville de NicoletSalle Mékinac
La Ville de Nicolet a entrepris l’élaboration d’une politique de gouvernance des données géospatiales afin d’encadrer la gestion de cette ressource essentielle à la prise de décision, à la planification du territoire, à la gestion des infrastructures et à la diffusion de l’information municipale.
Avant ce projet, les données géospatiales étaient produites et utilisées selon des pratiques variables, peu documentées et rarement normalisées. Cette situation entraînait des enjeux de qualité, de structuration, de conservation et de partage de l’information, tout en augmentant certains risques organisationnels.
Le projet a permis de doter la Ville d’un cadre officiel adopté par le conseil municipal. La politique définit les principes directeurs, les rôles et responsabilités, les exigences techniques relatives aux formats, aux métadonnées et aux systèmes de référence, ainsi que les règles de diffusion, de conservation et de propriété des données. Elle s’applique à l’ensemble des services municipaux et aux partenaires produisant des données pour la Ville.
Cette initiative améliore la qualité des données, favorise une gestion plus efficace de l’information et renforce la transparence administrative, tout en contribuant à l’évolution des pratiques de gouvernance des données géospatiales dans le milieu municipal québécois. Elle favorise également une meilleure cohérence entre les services municipaux.
Présentateur : Philippe Charette, Géomaticien, Ville de Nicolet
Carapascope: une application pour accélérer l’inventaire faunique grâce à l’IA et à une interface créative!
CIMMISalle Bécancour
L’inventaire par la Ville de Montréal des tortues géographiques à partir d’images captées par drone s’avère très efficace, mais peu efficient! Bien qu’elles permettent de localiser tous les individus, les longues heures de recherche requises rendent ce travail fastidieux et moins attrayant que la méthode conventionnelle par bateau.
Pour accélérer ce processus, le CIMMI en collaboration avec la Ville de Montréal ont développé l’application Carapascope. Celle-ci permet de géoréférencer les images de drones, de trouver automatiquement les tortues par un modèle d’intelligence artificielle (IA) sur mesure et d’identifier les doublons dus au recouvrement des images. Détecter les tortues n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît! Elles aiment s’empiler les unes sur les autres et leur apparence se confond souvent avec les roches qui les entourent. Cette présentation montrera comment ces défis ont été relevés d’une manière créative. Elle offrira un retour d’expérience concret sur l’application de l’IA à un problème réel de suivi de la faune.
Le sujet de cette conférence est complet en soi, mais il s’agit de la suite de la présentation Inventaire cartographique des tortues géographiques par drone proposée par la Ville de Montréal.
Présentateur : Vincent Thomas, ingénieur en géomatique, CIMMI
Vincent Thomas : Vincent Thomas est un ingénieur en géomatique au CIMMI depuis 2017. Il assure le montage et le suivi de projets de recherche et développement appliquée. Au fil des ans, il a livré des solutions novatrices pour des clients issus de secteurs variés dont la gestion municipale, la logistique portuaire et l’environnement.
13:30
Conception d’un réseau multimodal pour l’analyse de l’accessibilité cyclable et de l’équité environnementale dans trois villes moyennes du Québec
Université de SherbrookeSalle Nicolet
Cette recherche analyse la cyclabilité de Sherbrooke, Drummondville et Victoriaville sous l’angle de l’équité environnementale. La méthodologie repose sur un réseau multimodal construit dans ArcGIS Pro avec Network Analyst à partir des données partagées par les villes. Ce réseau intègre les couches routières, cyclables et piétonnes dans une structure unifiée compatible avec Network Analyst, prête à supporter des analyses multimodales.
Pour ce projet, il est exploité pour le vélo en tenant compte de deux paramètres qui influencent le potentiel cyclable : le stress lié à la circulation, mesuré par la classification Level of Traffic Stress (LTS), et le relief. Trois modes de déplacement sont modélisés : le réseau de référence sans restriction de stress (LTS4), le réseau à faible stress avec évitement des fortes pentes (LTS2) et un mode avec impédance, correspondant à un ajustement du coût de déplacement selon le stress routier et la pente.
Des mesures d’accessibilité vers six classes de destinations du quotidien sont ensuite calculées depuis les unités d’évaluation résidentielles. Un diagnostic d’équité compare l’accessibilité entre quatre groupes socio-démographiques, soit les enfants de 0 à 14 ans, les aînés de 65 ans et plus, les minorités visibles et les ménages à faible revenu, à l’aide de tests statistiques.
Enfin, les itinéraires générés sont exploités pour analyser la concentration des déplacements potentiels sur les segments du réseau et comparer leur utilisation entre les trois modes. Cette analyse vise à identifier les liens du réseau sur lesquels se concentre un fort potentiel de mobilité et à repérer les ruptures ou contraintes de connectivité à faible stress susceptibles de limiter l’accessibilité cyclable.
Présentateur : David Lapointe, étudiant à la maitrise, Université de Sherbrooke
David Lapointe : Formé en géomatique deux fois plutôt qu’une, au DEC et au baccalauréat, David Lapointe a renoué avec le vélo à Sherbrooke, où le plat n’existe pas vraiment, d’abord pour le loisir, ensuite pour l’utilitaire, jusqu’à en faire du vélo d’hiver. Curieux de voir ce que les données géomatiques municipales pouvaient révéler sur les déplacements à vélo, il en a fait son projet de maîtrise, sa troisième formation en géomatique.
Cartographie à haute résolution des essences forestières à l’aide de l’intelligence artificielle
Ministère des Ressources Naturelles et des Forêts (MRNF)Salle MRNF
La Direction des inventaires forestiers (DIF) du MRNF procède chaque année à l’acquisition massive de données sur la forêt québécoise, qu’il s’agisse de données issues de la télédétection (lidar, photographies aériennes, images satellitaires) ou de mesures prises directement sur le terrain. L’évolution rapide des technologies, combinée à la demande croissante pour des produits toujours plus précis, a amené les équipes de la DIF à développer de nouvelles approches.
L’identification des essences forestières par photo interprétation traditionnelle requiert une expertise de pointe de plus en plus rare. Parallèlement, les nouvelles approches de reconnaissance d’images par apprentissage profond gagnent rapidement en performance et laissent entrevoir la possibilité d’automatiser une grande partie du travail actuellement réalisé manuellement grâce à des algorithmes entraînés spécifiquement pour l’identification des essences forestières.
Cette présentation fera état du chemin parcouru entre la recherche scientifique et la mise en production de cette méthode sur un territoire de 10 000 km². À partir d’exemples concrets, elle illustrera les résultats obtenus grâce à cette nouvelle approche de cartographie des essences forestières. Les travaux réalisés démontrent que cette méthode permet de différencier les essences forestières avec une précision globale de 85 %, tout en fournissant une estimation spatialement explicite de l’incertitude associée.
Présentateur : Philippe Bournival, ing.f., M.Sc., Ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF)
Atelier – Gouvernance des données géospatiales : souveraineté, sécurité et sobriété
Salle Mékinac
À l’heure de la numérisation, les données géospatiales sont devenues un atout stratégique pour les organisations publiques, municipales, privées et de recherche. Leur multiplication soulève toutefois des interrogations fondamentales : qui contrôle ces données, comment les protéger efficacement et comment en limiter l’empreinte numérique et environnementale ? L’atelier participatif vise à explorer les défis contemporains de la gouvernance des données géospatiales par le prisme de trois perspectives complémentaires : la souveraineté des données, la gestion des risques et de la sécurité, la sobriété numérique. L’activité, à partir de mises en situation concrètes et d’échanges entre participants, favorisera le partage d’expériences, l’expression des préoccupations et l’identification de pistes d’action adaptées aux réalités des organisations. Les participantes et participants seront invitées à réfléchir ensemble aux arbitrages à mener entre ouverture et contrôle des données, accessibilité et sécurité, innovation et responsabilité. L’objectif n’est pas de trouver une solution unique mais de parvenir à une compréhension commune des enjeux et de nourrir la réflexion sur les pratiques de gouvernance à mettre en place dans un contexte géomatique en perpétuelle évolution.
Format:
- Brève introduction (20 minutes)
- Atelier interactif et débat structuré (60 minutes)
- Recensement collectif des observations, difficultés et chances
Question principale : « Comment créer une gouvernance des données géospatiales à la fois souveraine, sécurisée et sobre, dans un contexte de transition (numérique, socio-écologique et géopolitique) accélérée ? »
Présentateur : Stéphane Roche, professeur au Département des sciences géomatiques, Université Laval
Stéphane Roche : Ingénieur et géographe, Stéphane Roche est professeur titulaire au Département des sciences géomatiques, directeur scientifique de l’Institut en Environnement, Développement et Société (EDS) à l’Université Laval, et coanime l’axe de recherche « Sobriété numérique et transition socio-écologique » de l’OBVIA. Ses travaux cherchent à articuler transition numérique et transition socio-écologique dans les écosystèmes urbains anthropocènes. Il s’intéresse en particulier aux compétences et au raisonnement spatial comme source principale d’une nouvelle forme d’intelligence urbaine au service de l’action climatique et de la santé durable.
Inventaire forestier urbain automatisé de la Ville de Rimouski à partir de lidar aérien et d’intelligence artificielle XEOS
Ville de RimouskiSalle Bécancour
La Ville de Rimouski présentera une approche innovante pour la gestion de son patrimoine forestier urbain grâce à l’utilisation du lidar aérien et de l’intelligence artificielle.
Avec la technologie d’IA de XEOS Imagerie, la Ville a réalisé un inventaire forestier urbain automatisé permettant de cartographier individuellement les arbres présents sur son territoire. À partir d’un simple survol lidar, la technologie permet d’obtenir des informations précises sur chaque arbre, notamment sa localisation, sa hauteur, la superficie de sa couronne ainsi que son type, genre ou espèce.
Cette nouvelle méthode offre à la Ville une meilleure connaissance de son couvert forestier et permet de soutenir la planification, l’entretien et la prise de décision en matière de foresterie urbaine.
La présentation permettra de découvrir cette approche novatrice, les bénéfices de l’automatisation par intelligence artificielle ainsi que des exemples concrets issus de l’inventaire réalisé sur le territoire de Rimouski.
Présentatrice : Stephanie Gracia – Conseillère en foresterie urbaine, Ville de Rimouski
14:00
Applicabilité du cadastre tridimensionnel au Québec: enquête sur les besoins municipaux et intégration du BIM
Université LavalSalle Nicolet
Cette conférence s’inscrit dans le cadre de travaux de maîtrise en sciences géomatiques portant sur l’applicabilité du cadastre tridimensionnel au Québec. Le projet s’intéresse aux enjeux liés à l’utilisation du cadastre vertical et de la norme BIM (Building Information Modeling) en gestion municipale, dans un contexte de transformation numérique des territoires. Afin de dresser un portrait de l’état actuel du cadastre vertical, un questionnaire en ligne a été élaboré et diffusé auprès d’acteurs municipaux et régionaux.
La présentation abordera les principales étapes méthodologiques du projet, dont l’élaboration et la validation du questionnaire, sa diffusion ainsi que la synthèse des données recueillies auprès de plus de 100 répondants. L’analyse des résultats permettra de mieux comprendre les besoins des municipalités, les usages actuels du cadastre vertical et les perspectives d’intégration des données BIM dans les pratiques de gestion territoriale et des infrastructures. Une comparaison avec une enquête réalisée en 2014 permettra également de mettre en lumière l’évolution des besoins et des pratiques au cours de la dernière décennie.
Enfin, cette enquête servira de point de départ à une réflexion sur les perspectives d’application du cadastre tridimensionnel au Québec, entre autres en lien avec la modélisation UML et l’intégration du BIM.
Présentateurs : Vicky Binette, étudiante à la maîtrise en Sciences géomatique, Frédéric Hubert – professeur agrégé – Directeur de maîtrise et Francis Roy – professeur titulaire – Codirecteur de maîtrise, Université Laval
Vicky Binette : Vicky Binette est arpenteure-géomètre au Service du cadastre du MRNF depuis 2018. Actuellement étudiante à la maîtrise en sciences géomatiques (avec mémoire) à l’Université Laval, elle s’intéresse particulièrement au cadastre vertical et au cadastre 3D au Québec, ainsi qu’à l’intégration des données juridiques et spatiales pour soutenir la modernisation cadastrale.
Détecter les perturbations du couvert forestier grâce à l’analyse automatisée d’imagerie satellitaire Sentinel-2
Ministère des Ressources naturelles et des ForêtsSalle MRNF
Au cours de la dernière année, la Direction des inventaires forestiers (DIF) a développé un nouveau jeu de données visant à améliorer la détection et la cartographie annuelle des perturbations du couvert forestier, qu’elles soient d’origine anthropique ou naturelle.
Ce produit repose sur l’exploitation des images satellitaires de la mission Sentinel‑2, combinée à une chaîne de traitement automatisée développée par programmation. Cette approche permet d’analyser efficacement de grands volumes de données et de produire une base de données vectorielle cohérente, reproductible et adaptée aux besoins opérationnels.
La conférence présentera le fonctionnement de l’analyse automatisée, le processus de validation et d’évaluation de la qualité des résultats, ainsi que l’intégration de cette donnée dans les processus existants. Les motivations ayant mené à la création et à la diffusion de ce jeu de données seront également abordées.
Présentateurs : Frédérick Pineault, ing., Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
Frédérick Pineault : Frédérick Pineault est ingénieur, diplômé de l’Université Laval en génie informatique en 2020. Il est membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec depuis 2022. Il travaille à la direction des inventaires forestiers depuis 2020. Il utilise le langage de programmation Python pour réaliser des mandats de développement logiciel et de production de produits d’inventaire provinciaux.
Le jumeau numérique à l’échelle des petites et moyennes municipalités : retour d’expérience avec Kingsey Falls
Ville de Kingsey Falls et Groupe TrifideSalle Bécancour
Longtemps réservé aux grandes villes, cet outil est aujourd’hui à la portée des petites et moyennes municipalités. Grâce à son jumeau numérique, Kingsey Falls dispose désormais d’une base fiable pour bâtir et tenir à jour son plan de gestion des actifs. Le jumeau livré est de calibre arpentage : sa haute précision permet à la Ville de s’y fier pour prendre ses décisions. Cette présentation fait le retour d’expérience du projet, de ce qu’il change dans la gestion de la municipalité aux conditions qui ont fait son succès.
Présentateurs : Frédéric Veilleux, Ville de Kingsey Falls et Anthony Journeault, Groupe Trifide
Frédéric Veilleux : Frédéric Veilleux est un gestionnaire et spécialiste du domaine des travaux publics. Il possède plus de 25 ans d’expérience en génie civil et a œuvré autant dans le secteur municipal que dans le secteur privé. En 2025, il a été nommé directeur des travaux publics de la Ville de Kingsey Falls, où il est responsable de l’optimisation des opérations, de la gestion des infrastructures municipales et du suivi de nombreux projets. Reconnu pour sa grande polyvalence et son leadership, il a également occupé des fonctions en formation, en coordination de chantiers et en gestion de projets. Son approche est axée sur l’efficacité, la qualité des services et le développement durable des communautés qu’il dessert.
Anthony Journeault : Anthony Journeault, ing., est chargé de projet chez Groupe Trifide est une firme québécoise spécialisée en acquisition, traitement, certification et diffusion de données géospatiales 3D. Diplômé en génie géomatique de l’Université Laval, il dirige des mandats d’auscultation de chaussées et de création d’inventaires urbains. Son équipe a réalisé à ce jour plus de 30 000 km d’inspection de chaussées.
14:30
De la carte unique à l’expérience différenciée : le parcours d’AGIR
Polytechnique Montréal, Ville de MontréalSalle Nicolet
Les outils géomatiques municipaux concentrent une richesse informationnelle considérable, mais cette complexité freine souvent leur adoption et leur efficacité. À travers le projet AGIR de la Ville de Montréal, une plateforme cartographique de coordination des travaux, cette conférence examine une tension récurrente : comment offrir une vue d’ensemble riche du territoire tout en restant accessible à des utilisateurs aux besoins et aux niveaux d’expertise très variés ?
Mené dans le cadre d’une maîtrise en ergonomie à Polytechnique Montréal, ce projet combine une revue de la littérature sur les visualisations cartographiques multi-vues et des entretiens avec des utilisateurs municipaux multiples.
La présentation met en lumière les principaux défis de conception que soulèvent ces plateformes cartographiques : concilier densité d’information et lisibilité, soutenir des profils d’utilisateurs hétérogènes et réduire la charge cognitive sans appauvrir la donnée. Au-delà d’AGIR, cette démarche se veut universelle et vise à outiller d’autres projets cartographiques confrontés au même défi : remettre l’utilisateur au centre de la donnée géospatiale.
Présentatrice : Stéphanie Giroux, designer de produit et étudiante à la maitrise, Polytechnique Montréal, Ville de Montréal
Stéphanie Giroux : Stéphanie Giroux est designer de produit indépendante basée à Montréal, où elle cumule plus de dix ans d’expérience dans la conception d’interfaces et de systèmes de design pour diverses organisations publiques et privées. Elle est également chargée de cours au baccalauréat en design d’expérience utilisateur à l’École de technologie supérieure (ÉTS). Actuellement à la maîtrise en génie industriel, option ergonomie, à Polytechnique Montréal, elle s’intéresse entre autres à l’adaptation des outils métiers complexes aux besoins d’utilisateurs variés.
Démocratiser la photo-interprétation: Le logiciel libre est la solution
Ministère des Ressources naturelles et des ForêtsSalle MRNF
La photo‑interprétation constitue une étape essentielle à la production des données annuelles de l’inventaire forestier. Afin d’améliorer et de pérenniser cette pratique, la Direction des inventaires forestiers (DIF) a entrepris le développement d’un logiciel dédié, basé sur une approche libre et à code ouvert.
Ce projet vise à démocratiser l’accès aux outils de photo‑interprétation en offrant une solution accessible, flexible et adaptée aux besoins des organisations publiques. En misant sur le logiciel libre, l’initiative favorise la transparence, la collaboration et l’évolution continue de l’outil.
La conférence présentera les principales étapes du développement logiciel, les défis rencontrés ainsi que les choix technologiques effectués. Un survol des différentes versions permettra d’illustrer l’évolution de l’outil et son adaptation aux besoins des utilisateurs.
Les motivations ayant mené à privilégier le logiciel libre seront également abordées, notamment en lien avec l’accessibilité, l’autonomie et la souveraineté des outils géomatiques.
Présentateur : Frédérick Pineault, ing. f., Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
Frédérick Pineault : Frédérick Pineault est ingénieur, diplômé de l’Université Laval en génie informatique en 2020. Il est membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec depuis 2022. Il travaille à la direction des inventaires forestiers depuis 2020. Il utilise le langage de programmation Python pour réaliser des mandats de développement logiciel et de production de produits d’inventaire provinciaux.
Quand la cartographie rencontre la mémoire : l’innovation géospatiale au service des cimetières
Université de MontréalSalle Bécancour
Résumé d’un projet fait en coopération entre le Centre d’Expertise en Données et Visualisation Spatiale (CEDVS) et le Mount Royal Cemetery. L’objectif du projet est de cartographier les défunts selon les données historiques organisées dans les voutes du CEM.
Présentateur : Dominique Goyer, Université de Montréal
Dominique Goyer : Dominique Goyer est conseiller aux programmes d’études en géomatique au Département de géographie de l’Université de Montréal, où il agit également comme chargé de cours. Titulaire d’une maîtrise en géographie et fort d’une expérience professionnelle en environnement, en géomatique appliquée et en gestion de projets, il participe aujourd’hui au développement du Centre d’expertise en données et visualisation spatiale (CEDVS). Ses activités portent notamment sur l’analyse spatiale, les SIG, la télédétection, les drones, la visualisation de données et le développement de solutions géomatiques au service de l’enseignement, de la recherche et des partenaires institutionnels.
15:00
Conférences simultanées jeudi pm – bloc 4
15:00
Pause santé – présentée par Stantec
Visite du salon des exposants
Fin du colloque
Allez-vous-en, on ferme! Retour sur la fermeture de municipalités marginales au début des années 1970.
Université LavalSalle Bécancour
Dans les années 1960, le gouvernement du Québec était en pleine effervescence. L’appareil d’État faisait alors l’objet d’une modernisation technocratique d’envergure. Tous les secteurs d’intervention étatique étaient touchés par cette « Révolution tranquille » : la santé, l’éducation, le développement économique et énergétique, etc. L’aménagement du territoire et l’administration foncière n’était pas en reste. Sur la base d’une rationalité naissante visant la pratique de la planification de l’organisation territoriale, le gouvernement du Québec, de concert avec le gouvernement du Canada, lançait un vaste projet de planification centralisée du territoire touchant la région de l’Est du Québec, alors en mal considéré en déclin et en mal de développement. Cette expérience connue par l’acronyme BAEQ (pour Bureau d’aménagement de l’Est du Québec) avait des objectifs ambitieux, soit de revoir la structure de l’organisation territoriale en fonction des potentiel réels (inhérents principalement à l’exploitation des ressources naturelles). De vastes études de caractérisations ont ainsi été réalisées afin de supporter la planification d’un aménagement rationnel de l’Est du Québec, dans le but renverser la dynamique de déclin économique.
Toutefois, les constats obtenus et les solutions proposées furent des plus brutaux, sans considération pour les communautés, les familles et les personnes vivant sur et pour le territoire. La rationalité aménagiste de l’époque statuait ainsi que plusieurs communautés (villages et paroisses) seraient dissoutes et que leur population serait déplacée ailleurs. Plus d’une centaine de ces communautés étaient visées. Un ultimatum était fixé, après quoi l’État ferait table rase et récupérerait les terres concédées pour les refondre dans le domaine public.
Une forte réaction populaire s’est organisée dans plusieurs lieux, donnant lieu au mouvement des « Opérations Dignité ». Manifestation d’une volonté farouche d’habiter le territoire et d’y vivre, les populations touchées par la menace d’expulsion envoyait un message clair au gouvernement, qui résonne toujours aujourd’hui : l’aménagement du territoire est tout d’abord fait par et pour la population. Cette position est toujours au cœur des pratiques d’aménagement actuelles.
Enfin, une douzaine de village et paroisses ont été fermées au tournant des années 1970, entraînant des déplacements « traumatisants » pour les populations concernées. Les terres habitées ont été délaissées et ont été laissées au bon soin de la nature, tout en conservant une marque de la présence humaine. Les chemins, des superficies défrichées, des ruines de même que les cimetières en sont toujours des témoins importants. Plus de 50 ans après les ordres d’éviction, cette expérience est toujours une source d’enseignement pertinent pour la pratique actuelle de l’administration des terres et de l’aménagement du territoire. Et la mémoire territoriale est portée aujourd’hui par des expositions, des conférences et le théâtre. On tente ainsi de cautériser la blessure.
Présentateur : Francis Roy, professeur au Département des sciences géomatiques, Université Laval
Francis Roy : Francis Roy est professeur titulaire au Département des sciences géomatiques de l’Université Laval, où il a occupé plusieurs postes de direction (programmes et département). Il enseigne et réalise des activités de recherche dans les domaines du cadastre, de la sécurisation des droits, de l’aménagement du territoire et de la gouvernance foncière. Il a contribué aux travaux scientifiques ayant mené à l’élaboration du plan québécois de protection du territoire face aux inondations. Il est conseiller à la formation auprès du bureau de direction de la Fédération des géomètres francophones. Il est aussi membre de l’Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec depuis 1991.
